Chères Dagovéraniennes, chers Dagovéraniens,

Le nouveau chapitre qui s’ouvre, pour Dagoverana, nous invite à revenir aux fondamentaux en nous interrogeant rapidement sur l’objet associatif : qu’est-ce qu’une association ? Qu’est-ce, si ce n’est la réunion de diverses volontés autour d’un objectif commun, le nombre permettant -veut-on croire- d’être plus audibles lorsqu’il s’agit de porter un message, de faire entendre une voix ?

La naissance des associations est en effet une manière de constat : elle matérialise le fait qu’un sujet a été, aux yeux de certains, insuffisamment pris en compte par les instances en place. Par-là, les associations complètent les dispositifs officiels, participant pleinement à la démocratie, jusqu’à en devenir un rouage des plus essentiels compte tenu de la défiance croissante des citoyens vis-à-vis des urnes et de leur désaffection à l’égard des instances de représentation.

Pour autant, des associations meurent aussi chaque jour. Les raisons en sont multiples, mais l’une d’elles – et non des moindres – est la démobilisation de son équipe dirigeante et de ses membres devant le constat que toutes les initiatives sont restées vaines, qu’il n’a été nullement possible d’infléchir certaines décisions, que les interlocuteurs en charge des affaires de l’état, de la région ou de la commune sont restés sourds aux propositions.

Cette dernière situation est grave car elle illustre un profond dysfonctionnement de la démocratie, qui fait le lit d’autres formes d’expressions populaires, plus diffuses encore et autrement moins faciles à « gérer » par les pouvoirs publics que les revendications portées par les associations !

Dans ce contexte Patrick SAMUEL, qui a remarquablement présidé Dagoverana depuis sa création en 2012, a répondu à notre appel -nous qui estimions qu’une association de cette qualité méritait amplement d’être pérennisée- et a accepté de nous en confier la destinée.

Toutefois, la nouvelle équipe étant largement constituée de membres en activité, l’investissement en faveur du cadre de vie, de la préservation de l’environnement et du patrimoine architectural ne saurait être pour eux un sacerdoce. Toujours là pour vous conseiller, voire vous accompagner dans vos démarches, Dagoverana compte aussi sur votre initiative : à vous de nous alerter sur les sujets méritant une attention particulière au-delà de ceux, déjà identifiés, sur lesquels nous reviendrons (révision partielle du PLU, Cœur de Ville, maison de la nature rue de Versailles…).

Aussi, m’adressant à ceux qui envisagent de nous rejoindre : n’hésitez-pas ! Une ville sans associations, c’est un régime sans contradicteurs : le signe d’un dialogue mal en point et d’une société qui se crispe…

Avec vous, donnons à nos édiles, dans la foulée du Grand Débat National, l’occasion de démontrer que le cours des choses peut enfin vraiment changer, à l’échelon local, sur des points précis et argumentés.

Cette opportunité est une excellente nouvelle pour eux, à condition qu’ils sachent en tirer parti : La vitalité du tissu associatif est la meilleure preuve d’une démocratie à l’œuvre, s’illustrant moins par l’aimable invitation au dialogue courtois et… stérile, que par la véritable prise en compte des attentes exprimées, pour autant qu’elles soient légitimes.

Je terminerai en me réjouissant que Patrick SAMUEL, dont nous avons déjà salué l’investissement passé, accepte le poste de président d’honneur de Dagoverana.

Nul doute que sa sagacité et sa précieuse analyse sauront encore longtemps nous éclairer.

Jean-Marc BOURHIS

Président de Dagoverana

À Ville d’Avray, Dagoverana est une association indépendante de défense de l’environnement, du patrimoine et du cadre de vie

ACTUALITÉS

Les travaux d’extension de Roland-Garros sur le Jardin des serres d’Auteuil suspendus !

Les associations de protection de l’environnement et du patrimoine, FNE IDF (France Nature Environnement Ile-de-France), SOS Paris, la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France) et les VMF (Vieilles Maisons Françaises) ont obtenu la suspension des travaux du complexe sportif de Roland-Garros sur le jardin des Serres d’Auteuil. Le tribunal administratif de Paris a jugé que le projet d’un court de tennis de 5 000 places au cœur de ce jardin botanique unique n’était pas compatible avec le lieu, de sorte que les travaux doivent être suspendus en attendant un jugement définitif sur le fond. En effet, le Jardin botanique des Serres d’Auteuil est un lieu unique bénéficiant d’une double protection, en tant que site, élément constitutif du Bois de Boulogne, et en tant que monument historique, pour la majeure partie de ses bâtiments et l’intégralité de son sol. La privatisation d’une partie de ce jardin, bien commun dédié à la promenade publique selon la vocation du bois de Boulogne, nécessiterait préalablement un déclassement partiel par décret en Conseil d’État.

DAGOVERANA ET LE COLLECTIF DE LA RONCE ÉCRIVENT AUX ÉLU-ES :

  • LE PROJET DE CHARTE ARCHITECTURALE ET PAYSAGÈRE : UN LEURRE ET LA MARQUE D’UN CYNISME INSUPPORTABLE : Dagoverana adhère sans réserve à l’analyse du Collectif de La Ronce. En regard du Plan Local d’Urbanisme dévastateur imposé à notre commune par la municipalité actuelle, l’élaboration de ce document non contraignant et sans portée juridique véritable, apparait comme une manoeuvre d’enfumage grossière et choquante pour répondre à l’inquiétude et à la colère qui grandissent face au saccage programmé de notre petite cité.

au titre de l’année 2013 : 72136, 93 € soit environ 6, 40 € par habitant

au titre de l’année 2015 : aucun prélèvement

…lire la suite ici

  • Le 22 septembre dernier, l’arrêté du maire autorisant la destruction de la demeure Rohan-Chabot et la construction d’un immeuble de 48 logements, en bordure de voie, au 37 rue de Marnes, a été déféré en justice pour excès de pouvoir sur le fondement de sept moyens de droit.
  • Dagoverana a rejoint, en qualité de membre fondateur, l’Union « Coteaux de Seine Associations », collectif d’associations des communes riveraines du domaine National de Saint-Cloud, de l’Hippodrome, de la forêt de Fausses Reposes et du bois de Saint-Cucufa ayant pour objet la défense et la mise en valeur de l’environnement. « Coteaux de Seine Associations » rassemble : pour Garches : Garches Est à Vous, Garches Environnement, Garches Patrimoine, pour Marnes-La-Coquette : Marnes Patrimoine, pour Saint-Cloud : Saint Cloud Environnementpour Ville-d’Avray : Dagoverana , le Collectif de La Ronce et l’Adevam. Les membres du bureau de l’Union sont Olivier Delourme, Président, Patrick Samuel, Secrétaire général, et Michel Rahmani, trésorier.coteaux_deseineassociations

Derniers articles